« Noir, c’est noir ! » Pistes d’écriture de polars, thrillers et autres réjouissances macabres

Nous avons il y a peu proposé plusieurs ateliers sur le thème « Noir, c’est noir ! ». Au sein de notre atelier Palabres (plus d’infos) ou du Festival de l’écriture à Saint-Leu (pour mémoire...), nous avons invité les écrivants à découvrir quelques secrets des personnages ou ressorts des histoires sombres.

Pour préparer ces ateliers, outre la lecture de nos polars préférés (on pourra y revenir, si vous êtes sages !), nous avons repéré quelques références sympathiques que voici :

Mai 68 : quand le polar passa les armes à gauche

Un article de France Inter qui explore le volet politique des polars. Peut-on écrire et s’abstraire de toute pensée politique ? Ecrire la vie, c’est avoir un regard qui nous est propre et est influencé par nos opinions. Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

 

À l’aise avec Franck Thilliez

Des échanges intéressants sur l’inspiration, les rituels d’expression et les sources de l’imaginaire de cet auteur aux textes très prenants !

 

Nouveau coup de maître pour Pierre Lemaitre

Pierre Lemaître présente son roman Trois jours et une vie. Un texte d’une grande richesse derrière des apparences un peu simplistes… La vie des petits villages français y est conté avec finesse. Encore un preuve que ce qui compte, ce n’est pas l’intrigue mais la façon dont elle est racontée.

 

Le polar, ou l’art de se donner mauvais genre

Présentation d’un ouvrage sur l’écriture d’un roman policier où sont présentés avec humour les trucs et astuces pour écrire un bon livre… ou pas !

 

Deux exemples de proposition d’écriture sur ce thème :

Meurtrier : une vocation comme un autre !

Choisissez un métier : votre meurtrier l’exerce et n’a pu s’empêcher de donner une touche professionnelle à ses aveux. Ecrivez le monologue dans lequel il raconte son forfait, avec force détails colorés de son vocabulaire professionnel.

Il est possible de choisir les métiers parmi : boucher, informaticien, éleveur de chiens ou infirmier.

 

Un voyage inattendu

Imaginez… dans un aéroport, un homme assis. A ses pieds, un sac à dos. Entre ses mains, un téléphone portable. Cette scène se déroule cinq heures avant le crime. Un crime qui implique cet homme, évidemment. Sera-t-il le meurtrier ? la victime ? le témoin ? A vous d’imaginer !

 

N’hésitez pas à partager vos textes, ci-dessous ou dans notre groupe Facebook : cliquez ici.

Les palabres – Atelier d’écriture bimensuel | 27 juin et 11 juillet 2018

L’association vous propose un atelier bimensuel pour adultes à Saint-Denis.

Vous travaillez beaucoup, n’avez jamais de temps pour essayer de nouvelles activités? Lâchez prise et retrouvons-nous pour écrire.

Le premier atelier est gratuit, à partir du deuxième nous demandons l’adhésion à l’association (15 €). Vous pouvez le rejoindre à tout moment de l’année.

L’inscription n’est pas obligatoire mais conseillée, directement sur la page Facebook de l’événement ( La confirmation de l’événement y sera faite la veille dans la rubrique « Détails »). Les deux prochains auront lieu :

  • Le mercredi 27 juin
  • Le mercredi 11 juillet

L’atelier se déroulera désormais dans le local mis à notre disposition par l’AFC (Association Familiale Catholique) des Camélias, que nous remercions chaleureusement. L’adresse est le 7 rue Raoul Nativel à Saint-Denis (voir le plan sur la page Facebook de l’AFC).

 

Parfois, des propositions d’écriture entre les ateliers sont communiquées sur la page Facebook, mais elles n’ont aucun caractère obligatoire!

Fé lèv out voi – le projet de Lilomots au Port en 2018

L’association Lilomots, soutenue par la Ville du Port et le Commissariat Général à l’Egalité des Chances,
a le plaisir de vous inviter à participer au parcours « Fé lèv out voi ».
Après des ateliers théâtre, vidéo et écriture,
un concours sera organisé pour récompenser les meilleurs travaux.
Jeunes Portois, contactez Mélissa pour en savoir plus au 06 92 08 38 07.
Un logo dessiné par R Numérique.

Trois événements à venir à la médiathèque Benoite Boulard au Port !

Dans le cadre de notre partenariat avec la Ville du Port nous mettons en place trois ateliers / jeux gratuits dans les semaines à venir :

2 ateliers d’écriture « Si la nature pouvait écrire… »

Grâce à des jeux autour des mots et de la langue, les enfants seront invités à libérer leur créativité et développer des compétences autour de l’écrit. L’imaginaire des enfants, alliée à celle de leurs parents, amènera à la création de poésies et textes amusants et décalés. L’animatrice de l’association Lilomots accompagnera les participants vers l’écriture.
Ils se tiendront :
– samedi 9/06 de 10h à 11h30

– samedi 30/06 de 10h à 11h30

Public :
*Enfants de 8 à 10 ans et leurs parents
*Max. 10 enfants
*Les groupes peuvent différer à chacune des séances
Inscriptions auprès de la médiathèque au 02 62 435 091.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une séance inédite de jeux à la médiathèque: « Détective autour du monde »

Elle se tiendra le jeudi 12/07 de 14 à 16 h.

Un cambriolage a été commis à Saint-Denis. Pour découvrir le coupable et ses motivations, des indices ont été disséminés dans les rayons de la bibliothèque. Venez résoudre cette énigme qui vous amènera aux quatre coins du monde et de votre bibliothèque !

Public :
*Enfants de 9 à 17 ans
*3 groupes de 4 à 5 seront constitués, soit 30 enfants max. à 14h et de même à 15h.
*L’activité dure 45 mn. à 1h.
Inscriptions auprès de la médiathèque au 02 62 435 091 à partir de début juillet.

Dans la peau … d’Appollo, scénariste de BD

Lors de notre dernière interview (à retrouver en cliquant ici), Moniri M’BAE, illustrateur, nous a conseillé d’aller à la rencontre d’Olivier APPOLLODORUS dit Appollo. Voici donc un autre acteur du livre à La Réunion à découvrir.

Le scénariste de bande dessinée sort Chroniques du Léopard, un nouvel album chez Dargaud, en août prochain. Il nous en dit quelques mots et revient également sur son parcours.

 

(Crédit photo : Ronan Lancelot)

Vous avez fait vos premiers pas de scénariste au sein du Cri du Margouillat, il y a 32 ans, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?

Le Cri du Margouillat, c’est l’aventure de notre vie, notre famille, notre groupe de rock, notre école ! On s’est lancés là-dedans, on avait 16 ans, et l’histoire continue alors qu’on va avoir 50 ans (merde, quel coup de vieux !).

Je suis très fier de cette histoire, le Margouillat a littéralement inventé la bande dessinée réunionnaise. C’est à la fois dérisoire bien sûr, et très chouette parce que c’est une petite partie de la culture réunionnaise qui est née dans ce journal.

 

Si vous deviez décrire à un dessinateur la première planche d’une bande dessinée qui vous serait consacrée, quelles consignes lui donneriez-vous ?

Oh bon sang, je ne lui donnerais vraisemblablement qu’une consigne, celle de laisser tomber une idée aussi peu intéressante.

 

De quoi traite Chroniques du Léopard  votre prochaine bande dessinée à paraître ?

Comme son titre l’indique, c’est une chronique lycéenne des années 1941 et 1942, l’histoire de deux adolescents élèves au lycée Leconte de Lisle. Ils y côtoient des figures historiques (et éminemment romanesques) comme les frères Vergès ou Raymond Barre, à un moment très particulier de l’histoire de la Réunion, l’arrivée du Léopard, le navire de la France Libre qui vient libérer l’île. C’est donc à la fois un récit qui a un cadre historique et surtout géographique précis et un récit d’adolescence.

 

En plus d’être aussi membre du Cri du Margouillat, Téhem avec qui vous co-signez votre prochaine bande dessinée était dans le même lycée que vous. En quoi les protagonistes de Chroniques du Léopard vous ressemblent-ils ?

Nous étions au collège Bourbon ensemble (l’ex lycée Leconte de Lisle) puis au Butor (actuel lycée Leconte de Lisle) mais nous ne nous fréquentions pas. C’est au Margouillat que nous nous sommes rencontrés. Il n’empêche, nous avons été aux mêmes endroits au même moment, et nous avons donc des souvenirs de collégien et lycéen communs.

Les personnages principaux des Chroniques du Léopard vivent à une autre époque que la nôtre, mais finalement ils connaissent eux aussi une adolescence créole à Saint-Denis, et il y a donc forcément des échos de nos propres souvenirs dans leur construction. Pour autant, il ne s’agit pas du tout d’une forme d’autofiction, ils ont une existence propre même si on retrouve certains de nos goûts chez eux (pour le dessin, pour la littérature, pour le moukatage).

 

Ce n’est pas la première fois que vous plongez vos lecteurs dans une époque qui n’est pas la vôtre pourquoi ce choix ?

Je me suis posé la question. Je crois qu’il y a deux réponses :

– une réponse « militante » : je parle de l’histoire de La Réunion parce qu’elle n’est pas toujours assez connue, parce que si nous ne parlons pas nous-mêmes de notre histoire, personne ne le fera à notre place, et parce que parler de l’histoire de La Réunion, c’est comprendre aussi la société réunionnaise d’aujourd’hui.

– une réponse « littéraire » : je choisis des moments charnières de l’histoire de la Réunion, parce qu’ils me semblent comporter une grande force romanesque, la fin des pirates (Île Bourbon 1730), une épidémie terrible (La Grippe Coloniale) ou ici la Libération. A chaque fois, ce sont des « fins du monde » où tout est possible, où le cours de l’Histoire prend une tournure imprévue.

 

Vous avez aussi écrit des nouvelles pour le magazine Kanyar, alors que vous êtes surtout publié en tant que scénariste de BD, comment cela s’explique ?

C’est toujours une question de rencontres, d’opportunités. Je suis un grand velléitaire, alors il me faut des gens pour me pousser, pour m’encourager ou simplement pour m’accompagner dans une entreprise un peu amusante. J’ai fait de la BD parce qu’au lycée mon meilleur copain, Mad, qui dessinait formidablement bien, m’a proposé de lui faire des scénarios et ensuite parce que mes copains du Margouillat m’ont sollicité. Faire de la BD, c’est faire quelque chose à deux, c’est très agréable et stimulant. Pour les nouvelles que j’ai écrites, c’est encore à la demande d’un très grand ami, André PANGRANI, qui est venu me chercher en me disant « Viens, on fait une revue de nouvelles ». Ca m’a beaucoup plu, mais il faut du courage, et il fallait surtout la camaraderie bienveillante d’André, parce que c’est une écriture solitaire, pas comme en BD. Maintenant qu’André est mort, je ne sais pas si j’aurais le courage de continuer sans lui pour me motiver.

 

Quel défaut faut-il avoir pour écrire des scénarios ?

Il faut sans doute avoir la folle prétention que ses histoires peuvent intéresser quelqu’un.

 

Quel conseil donneriez-vous pour se lancer dans la bande dessinée ?

Je ne vais pas être très original. Pour être scénariste (pour les dessinateurs, s’adresser à Téhem), il faut d’abord aimer la BD, vraiment, et sans doute en lire beaucoup. Je suis parfois étonné de rencontrer des gens qui veulent faire des scénarios de BD pour de mauvaises raisons : soit qu’ils rêvent d’autre chose (généralement de cinéma) soit qu’ils pensent que c’est l’art le plus facile qui ne nécessite aucune prédisposition particulière. C’est un peu vrai qu’il n’y a pas de prédisposition particulière, mais enfin, il faut au moins véritablement aimer la BD, en lire, en avoir lu énormément. On n’imagine pas un cinéaste qui ne serait pas cinéphile, ou un romancier inculte. Eh bien, un auteur de BD doit être bédéphile !

Et d’une manière générale, il faut être curieux intellectuellement : lire des romans, voir des films, avoir un grand appétit culturel, et puis s’intéresser au monde, aux gens, enfin, tout ça est évident, j’enfonce des portes ouvertes.

 

Notez qu’Appollo interviendra le 22 mai de 18 à 20 heures à l’atelier d’écriture du Label Ville d’art et d’histoire de la Ville de Saint-Denis : « Écrire le patrimoine ». Cet atelier se déroule à l’ancien hôtel de ville de Saint-Denis et il est gratuit. Pour y participer : envoyez-nous un e-mail : lilomots@gmail.com ou un SMS au 06 92 08 38 07.

Découvrez sa bibliographie sur le site bédéthèque : cliquez ici . 

Mélissa, notre coordinatrice, vous recommande personnellement toutes les BD qu’elle a lus : La Grippe Coloniale, Île Bourbon 1730 et Les Voleurs de Carthage.

Un entretien réalisé par une de nos adhérentes : Evelyne Gigan.

Festival de l’écriture | 26 et 27 mai 2018 à Yourtes en Scène

Le Labo des Histoires de La Réunion, Yourtes en Scène et Lilomots ont le plaisir de vous inviter à la toute première édition du Festival de l’écriture.

Faire découvrir au plus grand nombre l’écriture créative, la joie des ateliers d’écriture, du partage des mots et de la créativité libérée, voici les objectifs de cette manifestation. Pendant une journée et demie, des professionnels de l’écriture et autant de passionnés amateurs seront présents pour vous proposer : ateliers d’écriture pour tous les âges, lectures, contes, prestations de slam, etc. Nos Lilonautes seront là bien sûr pour vous parler de notre association, de ses actions, mais surtout … de leur expérience de l’écriture !

La participation aux ateliers est ouverte à tous sur inscription et soumise à participation libre et consciente.

Voici le programme détaillé : Planning Festival d’écriture au 23-05-18

Le nombre de places par atelier étant limité, il vous sera proposé de vous inscrire à l’avance.

N’hésitez pas à diffuser largement cette information !