Femme

Pour Devi, Lee Tai, Olga, Sally, Ada, Lina,
Frida, Halet, Kathrine, Suzanne, Makeba
Dont j’ai fait la connaissance ce matin sur la page de Google en ce 8 mars
Journée internationale de la femme déclarée !
Toutes ces femmes qui ont changé à leur manière la société.

Première scientifique russe à étudier et guérir les handicapés de son pays
Première femme exilée d’Afrique du Sud qui chante son combat et sa vie
Première femme championne de tennis
Première marathonienne à vaincre ces abysses
Première femme brahmane à épouser un Européen
Première femme avocate et juge dans ce monde d’hommes coréens
Première femme américaine à être allé dans l’espace,
Première programmeuse mondiale informatique
Première femme de confession musulmane à participer aux Jeux Olympiques
Première journaliste noire américaine,
Première aviatrice égyptienne, arabe et africaine
Et puis toi.

Et puis moi.

Petite goutte d’eau dans l’humanité.
Pour soutenir et aimer tous ceux qui ne nous aident pas forcément
Mais pour qui nous attendrons le bon moment.

Pour toi et moi
qui sommes toujours là
Pour soutenir et aider tous ceux que nous pouvons aimer !

Une photo, toute une histoire… voir en ligne : https://tinyurl.com/l6ntbz3

 

Mad in Palou P III/17

 

Ce texte a été composé par Palou, une de nos adhérentes pour la Journée de la Femme, le 8 mars dernier. Nous avons pris un peu de retard pour la publication, mais nous sommes sûrs qu’il saura trouver son public!

Fermez les yeux et imaginez..

À l’aurore de mon existence
J’étais abandonné, piétiné.
De mauvaises herbes sans essence,
Telle semblait être ma destinée.

Solitaire au bord d’une ravine
J’observais le soleil couchant.
Sans aucun voisin ni voisine
J’enviais les autres champs.

Mais un jour ils m’ont acheté
Choisi, choyé et embelli.
De plantes exotiques je fus tacheté
Et je devins une floralie.

Voyageurs, amis ou simples passants,
Curieux et amateurs de fleurs,
Admirent les mille et une couleurs
De mes allées et parterres resplendissants.

Les enfants se cachent dans mes buissons
Et s’engouffrent dans ce paradis vert.
Filles coquettes et timides garçons
S’émerveillent de mon univers.

Désormais des voisins étonnés
Sont jaloux de mon unique parure.
De vastes espaces en cours bétonnées
Ils ont dit adieu à la nature.

Deux générations ont foulé mon sol
Et ont goûté aux fruits de ma terre.
Je suis devenu leur boussole
Moi le jardin des propriétaires.

Au crépuscule de ma Vie,
J’espère que j’aurais vu fleurir
Des amours et des rêves assouvis
Qu’aucun autre n’aurait pu nourrir.

Un poème composé par Coralie, adhérente de Lilomots, dédicacé à Nadine.

Février 2017

La mémoire des mots

Et si la mémoire importait peu…
Si Monsieur Alzheimer s’était trompé
et que votre manière d’être ici sans être là n’était qu’un fabuleux tour de magie
Si vous aviez tout simplement choisi de vous éloigner du bruit du monde
Si les longs tunnels noirs dans lesquels vous vous perdez n’étaient que les allées d’une boutique de souvenirs ou d’une confiserie
Si les égarés, c’était nous qui ne savons pas vous y rejoindre
Et si le peu de mots que vous savez encore pouvaient guérir nos maux…

Cabotine, décembre 2016

Ce très joli texte a été écrit par Cabotine, une de nos adhérentes, sur la proposition de la blogueuse Sophie-Charlotte Chapman : Ecrire pour Alzheimer – édition 2016. Cliquez ici pour en savoir plus.

 

L’ébéniste trompé

Photographie pied de table Maison Carrère à Saint-Denis

Photographie pied de table Maison Carrère à Saint-Denis

Au milieu de la varangue trône un siège aux pieds vernis

Ni les orchidées, ni la maîtresse de maison pomponnée

N’égalent son lustre et son brillant.

Encaustiqué du matin, il fut acheté il y a longtemps

Tant qu’il sera entretenu, nettoyé et ciré

Restera dans les mémoires son histoire pas vraiment triste.

Stéphane l’ébéniste qui le conçut

Sut le jour de mariage ce que serait sa vie.

Vile belle famille, celle qui le lui cacha !

Chagriné, l’homme respecta sa promesse belle.

Elle, sa femme, n’aurait jamais d’enfant mais un mari !

Riant de son sort plutôt que de pleurer, il promit :

« Mi ssa fé pou zot en lieu d’ joli zanfants

fantaisie d’meubl’ ek parquets de qualité »

Téméraire, il coupait et taillait tout le jour,

Pour la nuit aimer sa femme en de beaux sommiers.

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Ces petits riens qui rendent heureux

Nous vous proposons aujourd’hui un petit texte ensoleillé et rafraîchissant sur ces petits riens qui rendent heureux. Merci à Albert Dégardin qui participe à différents ateliers de Lilomots!

Un petit rien
un brin coquin
qui fait plaisir
un élixir
une pensée
enrubannée
dans une lettre
parfumée.

Un chat qui miaule
un chien qui dort
un souffle d’air
un alizé
des frondaisons
et du soleil
d’intersaison.

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Petites perles de l’atelier « Les mots du dimanche »

Dimanche dernier, 21 avril, notre atelier « Les mots du dimanche » à la Médiathèque François Mitterrand à Saint-Denis a accueilli treize personnes, cinq enfants et huit adultes. Petit moment précieux qui nous a fait voyager dans le temps et dans l’espace, dans l’enfance et l’âge adulte, en toute liberté, toujours accompagnés de mots et de poésie. Petites perles :

Choses qui font battre le cœur

Quand je joue, j’ai le cœur qui bat.
Quand on me complimente, j’ai le cœur qui bat.
Quand tu souris pour moi, j’ai le cœur qui bat.
Quand je regarde tes yeux, j’ai le cœur qui bat.
Chaque fois, j’ai le cœur qui bat pour toi.
Manon, 9 ans

Choses qui piquent

Les miettes de pain sur le siège de la voiture.
Les moustiques sur les jambes quand je cuisine.
Les réflexions désagréables des gens intolérants.
Les échecs qu’on a envie de dépasser.
Un vilain regard.
Virginie, 46 ans

Choses qui bercent

Tic tac tic tac fait le pendule au salon.
Ron Ron Ron ronne petit patapon.
Vou vou vou vou séchoir à cheveux, tu m’endors.
Non, non, non, je ne veux plus me laisser bercer par ton temps.
Laetitia, 30 ans

Le prochain atelier aura lieu le dimanche 19 mai 2013, de 14h à 16h, à la Médiathèque de Saint-Denis.
Ces ateliers « Les mots du dimanche »  s’adressent au grand public et sont accessibles à toutes les personnes qui ont envie d’écrire, de lire, d’échanger et de partager. 

8 mars, journée de la femme

Vendredi dernier, à l’occasion de la journée de la femme, on a beaucoup parlé du rôle de la femme dans nos sociétés, de sa place, de ses espoirs et de ses rêves.

Le texte qui suit a été écrit par Fatouma, jeune femme comorienne. Elle nous parle de la femme aux Comores.

Dans mon pays, la femme agit.

Dans mon pays, la femme existe.

Mais la femme n’a pas le droit à la parole dans mon pays.

La femme est le centre d’intérêt, et pourtant, elle n’a pas sa place dans mon pays.

Dans mon pays, elle a droit à l’instruction alors qu’elle ne dispose pas d’outils de réflexion.

Dans mon pays, la femme peut s’exprimer, mais elle n’est pas écoutée.

Même si la femme peut occuper la place publique dans mon pays, elle est invisible.

La femme vit dans l’illusion dans mon pays.

On exige beaucoup de la femme dans mon pays.

Dans mon pays, la femme a toujours de l’amour à donner.

La femme doit prendre son destin en main dans mon pays.